vendredi 3 avril 2015

La voie, heu... la voix du peuple !


Moutons, laine, sondage, troupeau, bêlements et autres synonymes

Les sondages. Il se passe rarement une journée sans qu'un média, peu importe la forme, ne nous offre pas un sondage sur un sujet particulier. Reflet de l'opinion publique : ce sont les mots qu'on utilise pour décrire cet outil dont usent les firmes spécialisés en la matière. En politique, on en retrouve de temps à autre, mais particulièrement en période électorale. À quoi sert-il ? Tout dépend de qui le regarde.

a) Classe politique : Évaluer l'impact des stratégies de communication, moduler le message selon la clientèle visée, améliorer le travail de terrain où il est le plus nécessaire, etc.
b) Population : Savoir ce que pensent les autres et connaître la tendance en cours.


C'est une analyse toute personnelle, mais je ne crois pas être très loin de la réalité. Cela étant dit, une question me vient à l'esprit : le sondage est-il un outil démocratique profitable pour tous ? À voir les deux points plus haut, je ne crois pas. On comprend ici que la classe politique y tire un grand profit, mais qu'elle information vitale le citoyen obtient-il ? Voulez-vous une réponse honnête ? J'espère que c'est ce que vous venez chercher, en tout cas. La voici quand même : une super info « 7 jours » pour alimenter le « mémèrage » de cartier.



Lorsqu'on cherche à obtenir des informations sur un parti ou un député, on va voir leur site web, on écoute un média d'information et pour les plus zélés, on participe aux différentes apparitions données, un peu partout, par les membres des partis. Toujours dans l'esprit qu'un vote doit représenter ce que l'on pense ou à quoi l'on aspire (voir mes articles précédents pour plus de détails), que change le fait de savoir que X % de la population vote pour untel ? Rien. Outre si on est affecté par le syndrome du mouton. Clin d'oeil à un humoriste que j'ai adoré, Pierre Légaré, lorsqu'il disait dans son spectacle "Rien" : « Le troupeau il va où ? Vite, suivons le troupeau ! » 

C'est effectivement l'effet que crée le sondage et le mode de scrutin uninominal vient potentialiser le phénomène de polarisation politique. Pour les partisans désireux de « gagner leurs élections », savoir qu'ils vont voter « dans le vide » s'ils ne votent par pour celui qui a le plus de chance de l'emporter, c'est l'instrument idéal. En contrepartie, quel message cela envoient-t-ils à ceux qui organisent et participent aux élections ? Quels effets bénéfiques pourraient-on obtenir de n'avoir aucune idée des avancées de chaque parti ? Réflexion intéressante en perspective.

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