vendredi 23 décembre 2016

Citation # 49

« Je suis un sceptique. [...] Je n'accepte que ce que je suis forcé d'accepter suivant des preuves raisonnablement fiables, et maintiens cette acceptation provisoire dans l'attente de preuves ultérieures. [...] Quelle est la planète dont les habitants ne préféreraient pas une croyance confortable, douillette et bien rodée, si illogique soit-elle, aux vents frisquets de l'incertitude ? »

Tiré de Terre et fondation (page 113), de Isaac Asimov

dimanche 20 novembre 2016

Citation # 48

« Pourquoi [...] tant de gens passent-ils leur vie à éviter de trouver les réponses aux questions – et en premier lieu à éviter les questions ? »

 
Tiré de Prélude à fondation (page 281), de Isaac Asimov

Citation # 47

« D’ailleurs, avez-vous remarqué que la rencontre de l’autre est souvent liée à une invitation à consommer ? On dit : « Est-ce qu’on va prendre une bière ? » ou « Est-ce qu’on va au restaurant ensemble ? » On sentirait un malaise de se dire simplement : « Est-ce qu’on se rencontre ? » ou « As-tu envie qu’on prenne un verre d’eau ? » »

Tiré de En as-tu vraiment besoin (pages  64-65), de Pierre-Yves Mcsween

samedi 29 octobre 2016

Citation # 46


« Dans l’inconscient, la sexualité des personnes âgées est assimilée à celle des parents sur laquelle plante un interdit culturel très fort.  » [Jacques Gaucher] 

Tiré de Mieux vivre la vieillesse, 100 réponses aux questions des personnes âgées et de leur entourage (p,94) de Paulette Guinchard-Kunstler et Marie-Thérèse Renaud

lundi 10 octobre 2016

Citation # 45

« L’épargne n’est pas un acte de foi, mais un geste rationnel. On aura besoin demain de ressources gagnées aujourd’hui. Est-ce qu’on veut vivre en esclave moderne ou conserver sa liberté de choix ? »

Tirés de En as-tu vraiment besoin (page 260), de Pierre-Yves Mcsween

dimanche 18 septembre 2016

Citation # 44

« Depuis son arrivée à Rome, elle se sentait excitée comme un ministre conservateur chez les effeuilleuses. »

Tirée de La fiancée américaine (page 623), de Éric Dupont

lundi 15 août 2016

Citation # 43

« Le regret d'un passé réputé simple et vertueux est presque universellement répandu chez les membres des sociétés en proie à la complexité et au vice. C'est pratiquement le cas de toutes les sociétés, puisque tout être humain s'imagine toujours que sa société, si simple soit-elle, est trop vicieuse et trop complexe. »

Tirés de Prélude à fondation (page 346), de Isaac Asimov

mercredi 29 juin 2016

Citation # 42

« Ma contribution doit avoir une limite. Chaque nouvel individu est un nouveau brassage de molécules et de gènes : autant de talents neufs, de capacités neuves, de contributions neuves [...] Ces individus nous sont nécessaires et le seul moyen de les avoir, c'est de laisser la place. »

Tiré de Fondation foudroyée (page 426), de Isaac Asimov

samedi 18 juin 2016

Citation # 41

« La gratitude est louable et efficace quand elle ne se perd pas en phrases vides. »

Tiré de Fondation et empire (page 114), de Isaac Asimov

lundi 30 mai 2016

Équit... éga... ah pis, c'est pareil !

 Tout le monde le dit... alors, il me semble que c'est clair ? Non ? Ah bon.

Comme dans le précédent article sur une facette du féminisme, la valeur et le dogme, il est question d'un autre sujet fortement publicisé dans les médias : l'équité salariale. Voici donc la situation en question : présentée par les médias intensivement voilà quelques semaines, soit par le biais de la commission de l'équité salariale, soit par divers reportages de groupes de pression, l'équité a été traitée de long en large. Toutefois, ce qui en ressort est cette expression qui dit : « Les femmes gagnent encore (c'est le mot important, ici) moins que les hommes. » 

Bon, devant cette affirmation, j'ai un profond malaise avec la manière dont les choses sont présentées. D'abord, il y a confusion par absence de contexte, renforcé par le mot "encore". Cela laisse sous-entend une aberration évidente dont on ignore la portée, et l'absence de contexte favorise une solution facile, voire dérisoire. Cela fait aussi porter le poids de l'odieux sur les décideurs et par extension, les hommes, alors qu'en réalité, c'est un travail qui implique toutes les couches de la société. Et ce contexte fait référence à deux concepts, soit l'équité et l'égalité. Et bien entendu, la définition est loin d'être la même, et surtout, l'un est beaucoup plus simple que l'autre.

Ensuite, l'affirmation tient pour acquis que la population connaît la différence entre les deux termes. La commission de l'équité salariale a fait un beau travail de vulgarisation, il faut leur accorder, mais j'ai l'impression qu'elle a manqué de visibilité et qu'au final, le message n'a pas été si bien rendu. Donc, essayons de comprendre de quoi on parle, au juste.

L'égalité

   
Égalité : À travail égal, salaire égal. Aussi simple que ça. Ce combat a été engagé voilà des années par divers groupes féministes et il se devait d'être gagné. Aujourd'hui, je ne crois pas que quiconque le remette en question et je crois personnellement que l'égalité va de soi. Par contre, je pensais que c'était gagné depuis belle lurette. J'ignorais que dans des milieux comme le cinéma, le cachet d'un rôle principal est plus important pour un homme que pour une femme. Ouch ! Mais même au public, certaines personnes remettent en doute l'atteinte de l'égalité.
 

L'équité 


Bon, là ça se complique. Voici la définition fournie par la CNESST (Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail) : « Les emplois traditionnellement occupés par des femmes devraient être à salaire égal à ceux traditionnellement occupés par des hommes, même si ces emplois sont différents, pourvu qu'ils soient de même valeur ou de valeur comparable dans l'entreprise. » Ish... voyez-vous le casse-tête devant vous ? Je n'aimerais pas être dans leurs souliers et faire l'exercice, mais je suis conscient que c'est nécessaire.


Houston, we have a problem...


C'est bien beau savoir différencier les deux, mais à mon sens, c'est l'aspect socioculturel qui mine le projet et non l'aspect politique. Particulièrement la famille, un concept ancré très profondément en nous. Même si on tend vers une implication plus grande des hommes au sein des familles, les femmes demeurent celles qui chapeautent le tout, bien que ce ne soit pas nécessairement prôné haut et fort. Mais surtout, la société jette encore un regard inquisiteur (et ironiquement, il vient souvent des autres femmes) sur elles, lourd à porter, leur apposant une pression induite, subtile qui malgré les déclarations d'égalité. Ça ne change rien au salaire horaire, c'est un fait. Mais, s'il est jugé normal par la société que la femme s'occupe des enfants (pour les rendez-vous médicaux, les maladies, etc.) et qu'ainsi, ses revenus annuels soient moindres, comment peut-on accéder à une réelle égalité ? Ce débat sur l'équité et l'égalité se retrouve-t-il tellement plombé, rendant sa conclusion caduque ?

samedi 14 mai 2016

Citation # 40

« Un artiste aime faire ce qu'il fait, et non pas l'avoir fait. »

Tiré de La part de l'autre (page 299), de Eric-Emmanuel Schmitt

samedi 16 avril 2016

Citation # 39

« La théorie du ruissellement économique, un conte pour enfants voulant que l'enrichissement des plus riches rejaillisse inévitablement sur l'ensemble de la communauté, a beau être combattue de toute part, des experts et universitaires continuent de la professer de manière tapageuse, faisant de cette prémisse l'objet d'une foi. Si des météorologues prédisaient de la pluie aussi souvent que les économistes nous annoncent cet imaginaire ruissellement mondial des richesses, on aurait tôt fait de s'en détourner. Cette stupidité nous occupe le cerveau au point que l'on voit encore les riches comme ceux qui créent une richesse dont on attraperait une menue part à notre compte, plutôt que de les considérer comme ceux qui la ponctionnent à notre détriment. »

Tiré de La médiocratie (page 60), de Alain Deneault

mercredi 9 mars 2016

Citation # 38

 « À présent, on sait comment les étouffer dans l'oeuf. On ne peut pas construire une maison sans clous ni bois. Si vous ne voulez pas que la maison soit construite, cachez les clous et le bois. Si vous ne voulez pas qu'un homme se rende malheureux avec la politique, n'allez pas lui casser la tête en lui proposant deux points de vue sur une question ; proposez-lui-en un seul. Mieux encore, ne lui en proposez aucun. Qu'il oublie jusqu'à l'existence de la guerre. Si le gouvernement est inefficace, pesant, gourmand en matière d'impôt, cela vaut mieux que d'embêter les gens avec ça. La paix, Montag. Proposez des concours où l'on gagne en se souvenant des paroles de quelque chanson populaire, du nom de la capitale de tel ou tel État ou de la quantité de maïs récoltée dans l'Iowa l'année précédente. Bourrez les gens de données incombustibles, gorgez-les de "faits", qu'ils se sentent gavés, mais absolument "brillants" côté information. Ils auront alors l'impression de penser ils auront le sentiment du mouvement tout en faisant du sur-place. Et ils seront heureux car de tels faits ne changent pas. Ne les engagez pas sur des terrains glissants comme la philosophie ou la sociologie pour relier les choses entre elles. »


Tirés de Fahrenheit 451 (page 90), de Ray Bradbury

dimanche 14 février 2016

Citation # 37

« Il voudrait que je devienne quelqu'un, mais il ne dit pas qui. Pourquoi faut-il devenir quelqu'un ? Il me semble que la seule entreprise d'être nous fournit déjà suffisamment de travail. »

Tiré de Nuit claire comme le jour (page 41) de Mario Cyr

dimanche 31 janvier 2016

Citation # 36

« La pensée du désespoir est une pensée religieuse, notamment en ceci qu'elle affirme, sur le mode "magique", des choses contraires à la raison. En effet, je regrette d'avoir un corps n'a rien à envier en matière d'absurdité à la mère de Jésus est vierge. Et la solitude est la vérité de l'être humain est un voeux pieux au même titre qu'il y a une vie après la mort. Ces pensées nous séduisent parce qu'elles sont extrêmes, radicales, en contradiction flagrante avec le bon sens. »

Tirés de Professeurs de désespoir (page 348), de Nancy Huston

vendredi 22 janvier 2016

Citation # 35

« La peur est comme un chien de garde. Elle vous avertit quand il y a du danger. Mais si vous fuyez devant toutes vos peurs, le chien de garde devient un loup féroce, et il vous poursuit en vous mordant les talons. La peur, si elle n'est pas contrée par le courage, vous dévore le coeur. Une fois que vous aurez commencé à courir, vous ne pourrez plus jamais vous arrêter. »

Tiré de Loup blanc (page 364), de David Gemmell

vendredi 15 janvier 2016

La valeur et le dogme

Mode d'emploi contextuel


Si j'écris un article sur un petit garçon qui a aidé une vieille dame à traverser la rue, peu de monde le lit, mais c'est beau. Écrire sur une avancée médicale qui permet de détruire un nouveau virus, c'est cool. Heureusement, personne ne lance de pots à ceux qui écrivent ce genre de texte. Or, je m'apprête à recevoir un tas de pots. Oui, oui, un tas ! Donc, s'il vous plaît, avant de m'envoyer des rats morts sur la gueule, relisez mon message de présentation. Ça vous évitera de payer des frais de nettoyeur...

La valeur à la mode tu appuieras, alors les éloges tu recevras


Le féminisme d'aujourd'hui est devenu un lobby très puissant, selon moi. Comme ce lobby pèse lourd, plusieurs revendications se sont intégrées dans les valeurs prônées par la société québécoise. Néanmoins, leurs prises de position manque trop souvent de nuances. Et il y a pire : le mouvement parle au nom des femmes. Toutes les femmes. 

Le 8 janvier 2016, vers environ 10h, j'écoutais l'émission Médium large sur les ondes d'Ici Radio-Canada première. Je n'écoute jamais la radio à cette heure-là. Il était question d'un article au sujet des 100 plus riches PDG du Canada. Un des invités masculins (c'est important), tout à fait indigné, a relevé un point de l'article : il n'y a que deux femmes sur cette liste ! Étonnamment, l'invitée féminine lui répond que les femmes n'ont peut-être pas envie de faire la même chose, dans les mêmes conditions.

Pardon ? Ai-je bien entendu ? C'est surréel ! Mais... pas tant que ça au fond. Il m'a donné l'impression de filer sur la vague qui attire une sympathique indignation gratuite, également bien véhiculée par les médias. La femme, au contraire, pose une question fondamentale (et je la vois déjà clouée sur un mur par 12 féministes radicales en professant leur religion tout absente de nuance). Elle va au-delà de l'élément factuel pour pour se poser de vraies questions.

Donc, allons par-là : est-il possible que dans les grandes compagnies canadiennes, les responsabilités liées aux postes de PDG puissent rebuter des femmes ? Pourquoi pas ? Est-il possible que l'image de l'homme pourvoyeur et de la femme impliquée auprès des enfants ait encore une place très forte dans notre identité citoyenne sexuée ? Sans doute.

Comprenez-vous que le simple fait de poser ces questions fait de moi un hérétique aux yeux de groupes que je considère comme un peu extrêmes ? Mais ne soyons pas mauvais joueurs. Je connais peu le domaine entrepreneurial, et encore moins le type d'ambiance qu'on y trouve. Mais mon rôle à moi, c'est de poser des questions.

Quand la valeur produit l'effet recherché... en forçant


Si ces questions prennent tant de place aujourd'hui, c'est qu'elles ont atteint la sphère politique. À l'automne 2015, au Canada, s'est déroulée une élection fédérale avec un enjeu que prône le féminisme depuis longtemps : il y a environ 50 % de la population de sexe féminin, donc 50 % des candidats devraient être de sexe féminin. Hormis le fait qu'on ne peut kidnapper de femmes pour qu'elles se présentent, c'est un idéal auquel j'adhère sans réserve. Mais remarquez que j'utilise bien le mot idéal.

Et qu'est-ce que ça a donné lors de nos élections ? Selon les chiffres de Joan Bryder, de la Presse canadienne, voici une liste du pourcentage (en ordre décroissant) de candidates chez les différents partis politiques.


  • NPD : 43 %
  • Parti vert : 39 %
  • Parti libéral : 31 %
  • Bloc québécois : 28 %
  • Parti conservateur : 20 %
Le NPD se rapprochait donc beaucoup de cet idéal, mais c'est plutôt le parti libéral qui l'a emporté. Qu'a décidé de faire le premier ministre ? Établir la parité homme/femme pour son conseil des ministres. Très populiste comme décision. Et avec quels effectifs a-t-il pu construire son cabinet ? Sur 184 députés, 47 sont des femmes (25,54 %) et 137 sont des hommes (74.46 %).

Pardon ? Ai-je bien entendu ? Avec cette façon de faire, vous aviez clairement plus de chance de devenir ministre si vous étiez une femme. Ça, ça s'appelle de la discrimination positive et ce n'est jamais une bonne chose. A-t-on reçu une volée de bois vert ? Non. Imaginez la situation inverse. D'après vous, ça aurait protesté ? Je vous laisse la réponse.

Oui, le politique cherche à envoyer un message, à correspondre à l'idéal. Ça frappe l'imaginaire et peut-être que ça aidera à faire changer les mentalités. Mais, est-ce qu'en discriminant les hommes (moyen utilisé depuis trop longtemps par les hommes pour écarter les femmes), on atteint mieux les objectifs ? Sur le plan politique, notre pays sera-t-il mieux servi ainsi ?

jeudi 7 janvier 2016

Citation # 34

« Tout comme le disait si bien Amanda Baggs : "[point de vue d'un autiste] Je trouve très intéressant qu'on perçoive le fait de ne pas parvenir à apprendre votre langage comme un déficit, mais qu'il vous semble naturel ne pas réussir à apprendre le mien..." »
  
Tirée de Derrière le mur de verre. 52 semaines avec une autiste Asperger (page 139) de Marie Josée Cordeau