«
Le progrès, c'est désormais l'autre. Le modernisme, c'est
l'autre. Fallait-il affirmer son identité culturelle et religieuse
en rejetant ce modernisme que symbolisait l'occident ? Fallait-il, au
contraire, s'engager résolument sur la voie de la modernisation en
prenant le risque de perdre son identité ? Ni l'Iran, ni la Turquie,
ni le monde arabe n'ont réussi à résoudre ce dilemme ; et c'est
pourquoi aujourd'hui encore on continue d'assister à une alternance
souvent brutale entre des phases d'occidentalisation forcée et des
phases d'intégrisme outrancier, fortement xénophobe. »
Tirée de Les croisades vues par les arabes
(page 257), de Amin Maalouf