samedi 16 mai 2015

Le paradoxe des certitudes

Nous passons tous d'une manière ou d'une autre par le système d'éducation. On le critiquera pour son manque d'efficacité, son manque de ressources pour les élèves en difficulté, les différentes réformes aux résultats parfois discutables, bref beaucoup d'éléments pour dénigrer l'un des pivots centraux de notre formation intellectuelle et citoyenne. Lorsque je me retourne pour voir toutes ces années passées à apprendre, je ne peux m'empêcher de sourire à l'idée que je me faisais de mes certitudes. Elles ont pris toutes sortes de formes pour finir d'une bien drôle de façon.


  • Au primaire, ce que ton professeur dit, c'est vrai.
  • Au secondaire, c'est sur le contenu des livres au programme que nos certitudes sont bâties. Les professeurs ont encore un impact majeur.
  • Au cégep, les auteurs des livres au programme expriment des théories et celles-ci forment une certitude absolue. Certains professeurs peuvent par contre la faire vaciller (un clin d'oeil à plusieurs excellents mentors)
  • Au baccalauréat, plusieurs auteurs écrivent des théories dont certaines portions sont contestées par d'autres et vice-versa. Certitudes, vous disiez ?
  • À la maîtrise et au doctorat, on crée nous-mêmes des théories qui passeront ou non un test de réalisme par les pairs. Avec les années, les théories se répandent dans la société, sont assimilées et deviennent les nouvelles certitudes des générations futures.
Ironiquement, plus on s'instruit, plus on avance en profondeur, moins on a de certitudes et plus celles-ci deviennent friables. Et pour les plus zélés et un brin philosophe (vous comprendrez que j'ai passé par là), certains se poseront cette question lancinante :

« Si nos connaissances tenues comme vraies ne sont que le fruit de théories valides jusqu'à preuve du contraire, existe-t-il un vrai ? »

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