dimanche 7 septembre 2014

Mondialisation et cadeaux au corporatisme : un bel ouroboros

À la venue du gouvernement actuel (parti libéral du Québec, élu en 2014), il y a eu un grand mouvement de contestation contre ce qui était identifié comme un "budget d'austérité". Je ne m'attarderai pas sur la définition de ce qu'est ou devrait être l'austérité ; j'y passerais la journée ! Ceux qui ont décerné cette étiquette au budget gouvernemental l'on passablement expliquée pour qu'on en ait une idée.

Pendant cette période, il y a eu d'autres manifestations de la part des étudiants contre le budget à une échelle bien moins importante que le printemps érable (2012), mais tout de même notables. C'est à ce moment que je suis tombé sur une affiche montrant un phénomène auquel j'étais totalement ignorant. On y demandait aux entreprises de faire leur juste part. Je ne me souviens plus très bien des chiffres, alors j'éviterai de les mentionner. Dans les années 1970, la part d'impôts versées par les entreprises étaient beaucoup plus élevée que celle des citoyens. Aujourd'hui, la norme est tout à fait l'inverse.

Pourquoi ?

J'y ai réfléchi pendant un bon bout de temps avant d'en venir à une réponse personnelle : la mondialisation. Elle et son ami le corporatisme. D'où l'image de l'Ouroboros (Le serpent en forme de cercle qui mange sa propre queue). Voici une explication imagée :

Par sa faim immense, la mondialisation cherche de nouveaux territoires à s'approprier et a besoin, pour se nourrir, des corporations. À leur tour, celle-ci vont pratiquer leur sport préféré : se remplir les poches ! Elles y sont d'ailleurs excellentes. Vient un temps ou le marché se sature et les corporations se mettent à chercher de nouveaux champs à semer. Mais pour semer plus loin, ça coûte des sous et bien entendu, pas question de faire un peu moins de profits ! Non, non, non ! En plus, d'autres corporations viennent semer dans leurs plates-bandes ! Halala, quel casse-tête ! Que faire, que faire ? Ah, oui ! Aller dans un coin de pays où les impôts ne sont pas élevées. Quelle excellente idée ! Et que faire si les propriétaires des territoires demandent trop de taxes ? Les menacer de s'en aller...

Considérant la pression énorme des corporations faites aux gouvernements, comment réagiraient-elles devant une politique de "la juste part" ? Je vous laisse deviner. 

La mondialisation est-elle si bénéfique ?


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